Mouvements autour des SEL

Mis à jour : il y a 6 heures 40 min

Jardins urbains

29-aoû-2017

D’après Dora Bérces de Transition Hungary

Quand on se baisse pour ramasser une poignée de terre, où que ce soit, on trouvera à la terre une odeur, une température et des caractéristiques particulières.

La terre apparaît dans l’ensemble inerte, c’est juste quelques pincées de sédiments.

Le plus précieux est ce que la vie y apporte : l’humus, les plantes décomposées et les minuscules êtres invisibles à l’oeil nu.

Partout où je vais, j’aime me baisser pour toucher la terre.

Cette poignée de sol m’évoque toutes sortes de relations – relations entre la substance et l’âme, l’inerte et le vivant, les entrailles et le coeur.

Et relations entre les gens.

Sans aucune préméditation, la question du jardinage surgit au bout d’un moment dans tous les groupes. Ça arrive aussi bien à ceux qui habitent le centre ville, la banlieue, de petits villages, ou des fermes qu’aux membres d’une communauté isolée loin de tout lieu habité.

Pas franchement étonnant, vous me direz, puisque la nourriture est la base de tout.

C’est donc pour ça qu’ il faut jardiner, élever des animaux ou faire pousser des arbres fruitiers.
Il est intéressant de voir comment s’y prennent les différents groupes, comment ils ajoutent leurs spécificités et comment ils se servent du jardinage comme d’un outil pour rester en contact, consolider leur communauté et faire progresser leur développement personnel.
Voyons ce que font quelques communautés hongroises d’un bout de terrain.

Du terrain vague au Paradis

L’équipe Grundk3rt s’est procuré un terrain vague destiné à un chantier de construction au centre-même de Budapest. Comme la construction a été retardée, ils ont transformé la friche en paradis. Le groupe est en perpétuel mouvement ; en ce moment, ils cultivent le 3ème jardin entièrement créé de A à Z. Les deux premiers ont été remplacés par des grands buildings. Fondée il y a cinq ans, l’association est la pionnière des jardins communautaires hongrois. Ceux-ci se sont développés depuis et ont déjà évolué. Cependant, ce qui est permanent, c’est que les membres s’efforcent de tirer le meilleur parti de ce qu’ils ont, en termes de culture et de développement de leur communauté.
Actuellement, une autre association gère 40 parcelles cultivées, qui sont de tout petits espaces (8-9 m2) ou des buttes de culture de 2 m2. Ces unités minuscules sont très appréciées. Certaines sont cultivées par une seule personne, d’autres par une famille ou par une association. En tout soixante personnes sont impliquées dans l’association. Il y a même des adhérents qui ne jardinent pas mais y passent leur temps à bricoler, retourner le compost ou simplement à flâner. Pour beaucoup, le jardin procure un lieu intime, une oasis de paix et de tranquillité dans un monde de béton.
Et qu’est-ce que les Hongrois font d’autre de ces jardins? En hiver, ils organisent un ciné-club, des ateliers et des conférences. En été, ils font des « fêtes au pain beurré » où seuls les petits pains et le beurre sont achetés dans un magasin. Tous les autres ingrédients sont cueillis au jardin pour faire de délicieux sandwichs. Ils ont organisé un « Pique-nique du Refuge » (Refuge est le nom d’une des associations qui possèdent une parcelle). A ce pique-nique, ils ont reçu des réfugiés vivant en Hongrie. Ils ont aussi organisé une collecte pour un couple de sans-abri, un échange de graines et une journée contes.
Comme ils se préoccupent de développement durable, ils ont créé une gratuiterie par l’intermédiaire d’un groupe Facebook ou ils échangent toutes sortes d’objets, pressoir à raisins, confiture, ceintures ou chaussures. Ils ont eu l’idée d’une « Nuit des jardins partagés » et l’ont organisée l’année dernière. Cette soirée a été un grand succès, douze jardins y ont
participé et il y en aura probablement le double en septembre.

Pas étonnant que leur histoire ait été reprise dans plusieurs films…

Langue Français

Lettre d'une ahérente CTTE enthousiaste

28-aoû-2017

La devise du CTTE ( Cape Town Talent Exchange) est « Vos talents sont votre richesse ».

Le « talent » est en effet la monnaie virtuelle de ce système d’échange d’Afrique du Sud qui fait aussi partie du mouvement mondial CES (Community Exchange System).

Voici la traduction de la lettre d’une adhérente enthousiaste.

    Enrichir sa vie  grâce aux Echanges de Talents

Dès que je gagne des Talents, je m’en sers, et apparemment, plus je m’en sers vite, plus vite j’en gagne d’autres. Faire partie du CTTE a élargi ma perspective.
Comme j’ai un handicap physique, j’ai besoin d’aide pour tout ce que je fais, depuis les courses jusqu’aux visites chez le médecin ou une soirée spectacle.
J’en étais arrivée au point où j’avais l’impression que j’avais usé et abusé de mes amis en leur demandant constamment de l’aide mais l’Echange de Talents a changé tout ça. Je peux maintenant me procurer des marchandises grâce aux échanges, je peux être soignée grâce aux échanges, je peux donner des Talents pour qu’on fasse mes courses.

Au lieu de quelques amis fidèles, il y a plus de mille personnes que je peux appeler pour m’aider.
Je me suis fait énormément de nouveaux amis au CTTE et, oui, nous échangeons très souvent des soins et des services mais je n’ai plus ce sentiment de leur être redevable parce qu’ils en ont fait davantage pour moi, et je ne leur en veux pas parce que j’en ai fait plus pour eux.

Nous nous comptabilisons le nombre de talents que nous estimons juste.
J’ai besoin de soins chaque semaine que je ne pourrais jamais me payer en Rand, la devise nationale. Je peux aussi me permettre d’essayer d’autres soins dont je n’aurais normalement pas les moyens. J’en ai même fait cadeau à des amis pour leur anniversaire ou pour Noël ou simplement pour le plaisir.
Quand mon chauffe-eau a éclaté, j’ai dû refaire la maison. On a repeint les murs, peint une fresque, cousu des rideaux, fait un patio, carrelé – tout ça grâce aux échanges.

Mon mobilier va être reverni. On m’a réparé mes portes coulissantes et les portes de la douche.
J’ai échangé un lit en cuivre, deux radiateurs électriques, des bijoux, des sacs à main, des vêtements, des livres, des jouets, des arbres, des plantes, des pots à fleurs, des bibelots, un aspirateur, une table et des chaises, un canapé, une machine à popcorn, des tableaux, un masseur électrique de pieds. On m’a cuisiné des repas et échangé du vin. J’ai participé à un atelier de fabrication de sushis pour mon anniversaire. On a fait des livraisons pour moi. J’ai mangé au restaurant près de chez moi, je suis allée au théâtre. J’ai échangé une prise USB multiport, un casque audio et des haut-parleurs pour mon ordinateur, j’ai fait réviser mon ordinateur et mon imprimante. J’ai une adresse mail, je prends des cours de piano.

Tout ça grâce aux échanges !
En retour, j’ai logé des personnes, fait des traitements BodyTalk (thérapie énergétique holistique), enseigné le Taï-chi-chuan, fait le chauffeur, échangé des vêtements, des chaussures, des meubles, composé et imprimé des cartes professionnelles, prêté mon ordinateur, inscrit de nouveaux adhérents et fait la comptabilté des Talents.

Alors, pourquoi ne pas vivre un peu et vivre un peu différemment! Inviter des amis à la maison, faire livrer des plats, emprunter une salle, demander un DJ, un musicien ou un conteur et organiser une soirée différente. Pourquoi ne pas essayer une nouvelle thérapie, apprendre une nouvelle langue ou un nouvelle compétence. Lancez-vous, faites quelque chose de nouveau dès aujourd’hui tout en aidant un autre Echangeur de Talents à gagner des Talents. Amusez-vous !

Dawn Pilatowicz
ECHANGEUSE ENTHOUSIASTE

 

Langue Français

test in English

12-juil-2017

test

Langue Anglais

Test 2

12-juil-2017

Test narrative 2

Langue Français